HISTOIRE DE SAINT MARTIN

aeroport saint martin Juliana

Saint-Martin, dont les habitants sont appelés les « Saint-Martinois », est une collectivité d'outre-mer française (depuis le 15 juillet 2007) située dans la partie nord de l’île de Saint-Martin.

Avant cette date, elle faisait partie intégrante du département d'outre-mer de la Guadeloupe, tandis que la partie Sud de l’île faisait partie de l'une des cinq régions des Antilles néerlandaises (en cours de dissolution progressive depuis juillet 2007, interrompue depuis) sous le nom de Sint-Maarten.

 

Son code postal est le 97150. Son code INSEE est le 97801.

Les premières traces de peuplement remontent à 4 000 av. J.C. Vers l'an 800, l'île était dans la zone de peuplement des indiens Taïnos (Arawaks) qui y résidèrent. Au XIVe siècle ils furent remplacés par le peuple Caraïbe. Plusieurs sites archéologiques concernant ces deux ethnies ont été mis au jour (Cf : Exposition au musée de Marigot).

 

Christophe Colomb, lors de son retour vers Hispaniola (dit le deuxième voyage) en passant au large avec sa flotte de 17 navires (entre le 11 et le 13 novembre 1493), jour de la fête de Saint Martin de Tours, l'aurait désignée sous ce nom. Cependant la tradition locale désigne l'île par deux autres noms en langue Caraïbe : "Soualiga" (« l'île au sel ») et "Oualichi" (« l'île aux femmes »).

A partir de 1627, après diverses reconnaissances à la recherche de salines naturelles, les Néerlandais installent une petite garnison en juillet 1631 (30 hommes et 4 canons) sur une presqu'île de la Grande Baie (emplacement actuel de Philipsburg). Quelques familles françaises issues de la proche colonie françaises de l'île Saint-Christophe cultivent du tabac sur la partie orientale de Saint-Martin.

 

En 1638 les Espagnols désirant protéger leur hégémonie régionale attaquent la garnison néerlandaise, s'installent et y construisent leur fort (technique française). Ils y laissèrent une petite garnison en liaison avec Porto Rico. En 1644 ce fort résista à une attaque du célèbre capitaine néerlandais Peter Stuyvesant. C'est lors de ce combat avorté que celui-ci reçu une blessure provoquant par la suite l'amputation de sa jambe.

Suite à cette attaque, les Espagnols démantelèrent leur fort et quittèrent l'île, laissant là quelques Français et Néerlandais qui s'empressèrent de prévenir leur gouvernement respectif (Saint-Christophe pour les Français, Saint-Eustache pour les Néerlandais). Après quelques manœuvres d'intimidation les deux parties préférèrent transiger et scinder l'île en deux zones à souverainetés distinctes tout en fixant des règles de coopération mutuelle.

Le 23 mars 1648 la dite convention de Concordia fut ainsi rédigée et signée par le chevalier Robert de Lonvilliers de Poincy au nom du Roi de France et le capitaine-major Martin Thomas au nom du prince d'Orange.

Cette convention n'a jamais été abrogée et est toujours en vigueur malgré de multiples incidents et dérapages au cours de ces 350 dernières années. De nos jours, de facto, l'article V des Accords de Concordia n'est cependant plus réellement respecté.

Les Traités de Westphalie du 24 octobre 1648 mettent fin (entre autres) aux prétentions territoriales espagnoles sur les petites Antilles.

Par la suite des pirates y ont fait plusieurs raids destructeurs et les forces militaires britanniques occupèrent l'île de nombreuses fois en fonction des conflits et des alliances en Europe.

L'économie de l'île fut basée successivement sur le tabac, l'indigotier (à la base du colorant indigo), la canne à sucre, le coton, le sel, l'élevage et le tourisme depuis 1965.